Cystites chroniques : quand je bafoue mes limites !

Dernière mise à jour : avr. 11

Ma première cystite s'est déclarée 4 jours après ma naissance. J'ai été hospitalisé durant une semaine. Quelques mois plus tard rebelote. Et quelques mois suivant, une pyélonéphrite (infection urinaire qui monte jusqu'aux reins). Dieu sait que j'en ai traversé des infections urinaires, et pourtant, aucune malformation du système urogénital. Parfois on rencontre un même problème qui se répète, encore et encore, jusqu'à ce qu'on ait compris le message envoyé par notre corps. Mon témoignage est une preuve que le terrain ne fait pas tout, dans le déclenchement de la maladie. Parfois, la dimension émotionnelle est une cause suffisante pour déclencher des symptômes, et nous pousser à agir.


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"Maman, ça brûle"...

Au total, j'ai dû faire au moins une trentaine d'infections urinaires dans ma vie. J'ai été traité par antibiotiques de façon systématique / automatique (contrairement à ce que dit une célèbre pub pas aussi vieille que moi), si bien que j'ai développé une importante antibiorésistance (ce qui veut dire que certains antibiotiques ne sont plus assez efficaces). A chaque nouvelle crise, dès les prémices du tout premier début de bébé symptôme, je réagissais dans la seconde avec tous les produits naturels (mais puissants) que j'avais à ma disposition. J'avais beau être réactive, ce n'était pas assez fort. Je finissais 2 jours plus tard, inévitablement et désespérément chez le médecin, avec une ordonnance pour un antibiotique, éradiquant par la même occasion ma flore intestinale et vaginale. Je savais que cette médication allait résoudre le problème momentanément seulement, mais aussi provoquer un ensemble de problèmes gynécologiques par la suite. Bref je vivais un véritable cercle vicieux, mais à l'époque je n'avais pas le choix que d'être traité par la médecine conventionnelle.


De l'infection urinaire chronique à la pyélonéphrite

Je l'ai compris bien plus tard, mais cette notion de "choix" est justement fondamentale dans une cystite. Elle vient nous montrer qu'avant que l'infection urinaire ne s'annonce, nous avions un choix douloureux à faire, un positionnement difficile et douloureux à prendre, parce que les conséquences (réelles ou imaginées) nous sont effrayantes. Ma dernière infection urinaire a eu lieu il y a quelques années maintenant, juste avant que je devienne naturopathe. Je cohabitais dans un studio chez une connaissance avec qui j'avais du mal à trouver des affinités pour partager autant d'intimité, et j'étais coincée car en formation tout en recherchant un emploi à côté. Bref j'étais dépendante de mon hébergeur, complètement instable, et je me rendait impuissante et soumise au sort du destin. Du coup en solution à mon conflit intérieur, je suis retournée loger chez mes parents tout en faisant les allers-retours sur Lyon pour mes jours de formation. C'est à ce moment-là, de retour sur le territoire maternel, que j'ai fait ma dernière cystite. Coïncidence ? je ne crois pas.


Creuser pour trouver la cause de la cause ...

Et oui, en décodage biologique, l'urine qui brûle, vient nous parler de la peur qui ronge. La peur d'être pleinement soi, et de faire sa place dans un monde qui ne nous correspond pas totalement. Et quand cette insécurité territoriale est trop grande, qu'elle vient de trop loin et nous travaille profondément, elle réveille des peurs ancestrales qui vont déboucher sur une pyélonéphrite. J'ai donc terminé aux urgences mais heureusement, mon rein n'a pas subit de séquelles. J'ai ensuite pris mon tout premier rendez-vous avec une naturopathe afin que cela ne m'arrive plus JAMAIS.

De mon côté, j'ai travaillé sur la définition de mes besoins afin de comprendre qu'elles étaient mes limites. C'était le début d'une profonde transformation intérieure. Un mois plus tard, de retour en Gironde, dans une location temporaire, je déclenchais de nouveau les symptômes d'une infection urinaire... Mais cette fois-ci, SANS INFECTION URINAIRE. Autrement dit, sans germes, je faisais ma première cystite dite "interstitielle", ou encore appelée "Syndrome de la vessie douloureuse"! C'était une victoire pour moi, car ces symptômes confirmait le problème émotionnel que je résolvais en profondeur. Il était grand temps que je creuse dans mes racines pour y désherber ce qui me portait préjudice.


De la cause ...

Alors j'ai remonté le temps, et j'ai repensé à toutes les fois où j'avais déclencher une IU afin de comprendre le fond du problème.

- A chaque nouvelle relation amoureuse, dès les premiers rapports sexuels : Quand on est encore hésitant, intimidé par l'autre et en même temps pressé de construire une nouvelle intimité ;

- Certains étés, en vacances à l'étranger : Quand il fait très chaud, qu'on sait qu'il faut boire et se rafraîchir souvent, mais qu'on est jamais là ou il faut pour faire les choses correctement ;

- Après des conflits avec des membres de ma famille : quand l'autre est intrusif et te confie que "oui, bien sur que tous tes journaux intimes ont été lus, mais seulement pour s'assurer que tout allait bien !" ;

- Les fois où je n'ai pas osé exprimer mon avis, et que j'ai rendu service à contre-cœur. ;


Du décodage biologique à l'introspection

J'ai aussitôt constaté que le point commun entre toutes ces chronicités étaient l'AUTRE, cet inconnu, réel ou imagé, qui "envahissait" mon monde intérieur, me laissant insécure, impuissante et soumise. Du moins, de ma perception inconsciente, car en réalité on accepte de se laisser envahir et on ne s'en rend compte que bien plus tard.

En décodage biologique, l'infection urinaire est le signe que nos limites et nos besoins n'ont pas été respectés. On s'est plus ou moins senti bafouée, piétinée, ignorée ou humiliée. L'IU est là parce que nous n'avons pas osé affirmer notre point de vue, et laisser s'exprimer notre colère. Il nous faut évacuer cette tension ruminée, et apaisée l'enfant intérieur blessé. Vous pouvez lire l'article de décodage biologique de la cystite chez Neo santé : https://www.neosante.eu/la-cystite-lenuresie/.

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Aujourd'hui, après un travail de longue haleine sur moi-même, ayant déclenché des changements majeurs dans ma vie et mon rapport aux autres, je ne fais plus de cystites (je touche quand même du bois en écrivant cela). Je sais que c'est quelque chose de terrible quand on vit cela de façon cyclique, mais j'espère que mon témoignage redonnera espoir à celles (ou ceux) qui en souffre. C'est possible de stopper cet engrenage de souffrances.



De l'introspection au dépouillement personnel


Alors tout le monde ne déclenche pas de cystite dès qu'un sentiment d'insécurité se présente. Dans mon cas, c'est mon chemin de vie qui m'a appelée à rencontrer ce type de pathologies. C'est un vrai travail de découverte de soi qu'il m'a fallu entreprendre pour rompre ce cycle infernal de cystites chroniques. L'astrologie a été pour moi l'outil le plus éloquent :

  • Certains organes et endroits du corps sont plus révélateurs de fragilités que d'autres, en fonction du signe astrologique et de la dominante du thème ou des maisons VI (physique) et XII (psychique). Etant plutonienne (ascendant scorpion), c'est la zone urogénitale qui est davantage sensible et pour cause puisque la sexualité est notre lien le plus direct entre le monde spirituel et le monde matériel.

  • Avec l'étude des nœuds lunaires en astrologie karmique, j'ai découvert qu'un nœud Sud en cancer en VIII, signifiait que dans une vie précédente j'avais été irresponsable et immature, avec une tendance capricieuse, vivant davantage sur le dos des autres, n'ayant pas su assumer mes besoins, qu'ils soient émotionnels ou financiers. Il me faut avoir l'attitude inverse dans ma vie actuelle, tout en sachant m'appuyer sur les acquis de ma vie précédente.

  • Avec un amas planétaire en maison II, montre que le sens du devoir et du service, le fait de "gagner" sa vie par soi-même, et de faire preuve d'assurance dans le monde matériel, est un défi important pour cette existence. Plus fou encore, en numérologie, j'ai également un manque du chiffre 2, synonyme de de foi et de persévérance.

Aussi, vous voyez que toutes les disciplines finissent par se recouper. C'est la beauté et la magie de la vie ! En ayurvéda par exemple, la zone des organes urogénitaux est également la zone du chakra racine, lieu des peurs profondes et du manque d'ancrage. Encore un dernier exemple : Symbole de la sécurité et de la survie en médecine chinoise, la zone urogénitale est également partagé par le chakra sacré en médecine ayurvédique, qui n'est autre que ... le 2ème des 7 chakras principaux. Coïncidence ? Je ne crois pas !


La naturopathie et la spiritualité en renforts

Aussi, vous l'aurez compris, un travail de fond sur votre santé implique autant une quête spirituelle, qu'une prise en charge naturopathique. Alors pour toutes celles qui comme moi, sont confrontées à cette question du positionnement, du territoire et de ses limites, voici déjà quelques pistes concrètes qui peuvent vous aider à réduire voir supprimer la chronicité de ces cystites sur le long terme.


- Contrôlez votre apport de sucre ! Le lien entre le sucre et les cystites chroniques est important. Le diabète non identifié est une des pathologies qui peut se cacher derrière des infections urinaires à répétition. Pour éviter cela, n'abusez pas des produits à fort indice glycémique, même si c'est naturel (exemple : dattes, figues séchées, etc). Favorisez un sucre non raffiné qui sera riche en minéraux (mélasse du style rapadura ou muscovado en vente en magasin bio). Prenez votre collation sucrée au moment du goûter, plus digestible vers 17h selon la chrono-nutrition (pic naturel d'insuline). Supprimer le grignotage et les produits industriels, et réduisez le nombre de desserts que vous prenez à un par jour (surtout si vous avez un petit-dejeuner sucré le matin).


- Mangez vivant ! Lorsqu'on rencontre des douleurs chroniques, c'est en général lié à une trop grande acidité tissulaire. Il est donc important de rééquilibrer la balance acido-basique des tissus de l'organisme, en alcalinisant davantage l'alimentation. Favorisez donc les légumes, crus et cuits, et réduisez l'apport en produits industriels raffinés. Préférez les féculents naturels que céréaliers ; pomme de terre plutôt que riz, patate douce plutôt que pâtes, etc. Réduisez votre apport de pains, gâteaux, biscuits, et augmentez votre apport en crudités et en fruits frais. Limitez l'alcool, et les autres excitants (café, thé, chocolat), très acidifiant. Enfin, choisissez des viandes blanches et des produits de la mer plutôt que de la viande rouge et charcuterie.


- Buvez davantage d'eau ! On vous l'a peut être déjà dit mais pas assez : l'eau, c'est la vie ! On le voit en classe de 5ème quand on étudie l'apparition de la vie sur Terre. Sachez que notre corps est constitué à 70% de liquides. Fondamentalement, c'est l'eau qui est en charge de faire couler les choses. Sans eau dans une rivière, notre canoë n'avancera pas, et les déchets de notre métabolisme non plus. Comprenez que moins vous vous hydratez, plus l'acidité de votre organisme sera concentrée, et néfaste. C'est d'ailleurs le même fonctionnement pour les œdèmes, qui se forment en cherchant à diluer ce qui menace l'écosystème. Si vous ne cherchez pas à éliminer le problème de fond, à supprimer la cause de la cause, par la communication non violente (CNV) par exemple, rien ne s'arrangera, et l'infection urinaire n'est plus très loin.


- Respectez vos ressentis ! Vous l'avez compris, quand une émotion passe mal, elle "fermente" et peut provoquer un impact plus ou moins conséquent sur notre organisme, en fonction de son intensité. Prenez un joli petit carnet, qui ne sera dédié qu'à y inscrire vos tourments, afin de les confier au papier comme on confie une prière à l'univers. Identifiez les faits, mettez un mot sur votre ressenti, ainsi qu'une note sur 10. Respirez profondément (cohérence cardiaque avec Respirelax sur Iphone) et prenez du recul sur vos croyances et vos jugements.


- Assumer vos besoins ! Une fois l'émotion identifiée et acceptée, pensez à la dernière étape d'assumer vos besoins en commençant par affirmer vos limites, que ce soit à vous-même, à votre surmoi, à votre chien ou à votre mère. C'est important de se rappeler que nous sommes les seul(e)s maîtres (et maîtresses !) de nos vies. Et si nous ne sommes pas réellement nous-même, alors notre vie ne pourra correspondre à nos aspirations profondes (voir le documentaire sur la loi d'attraction). Le meilleur outil à votre disposition est "La communication non violente" de M.b Rosenberg : https://www.babelio.com/livres/Rosenberg-La-communication-non-violente-au-quotidien/229502



En un mot, respectez-vous, avant d'attendre que l'autre vous respecte.


En période de crise, voici le programme que je vous propose, à tester dès les premiers symptômes :

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Parallèlement à cela, je vous incite sincèrement à étudier votre thème astral avec une astrologue, pour comprendre votre symbolique et la cause profonde des événements que vous vivez et qui influent sur votre santé.


Pour aller plus loin et comprendre que rien ne nous arrive par hasard :